Serious? c’est le nom du nouveau, le 8ème CD du groupe Viera Blech. L’important est : le point d’interrogation du titre. Ceux qui connaissent le groupe savent que Viera Blech a son propre style et son propre son, un mélange diversifié de compositions et d’arrangements propres, qui sont exactement adaptés au groupe. Viera Blech a apporté une bouffée d’air frais à la scène des cuivres depuis sa fondation et confirme une fois de plus à quel point la musique des cuivres peut être polyvalente et exigeante.

Le CD commence par du Latin-Jazzpop et se termine par « Conga ». Pour que les traditionalistes ne s’éteignent pas immédiatement, il y a une marche (Frankenhardt) et la polka « Ehrenwert », toutes deux de Marin Scharnagl. Avec « One Million Sunflowers », on ne sait pas d’abord, à cause des triplés bruyants, quel est le rythme qui en résulte, jusqu’à ce qu’il se développe en une chanson rock dynamique. Si vous ne savez pas compter, vous êtes rapidement « hors jeu ».

Le « Sowiese » fait rage. Pour changer, il y a la polka décontractée « Visite au grand-père ». Un « crossover » se réfère à un chevauchement de différents styles musicaux. La chanson « A Bavarian Crossover » commence ainsi confortablement, avant de muter en un raggea jazzy. « Ramono » est aussi rapide que la polka et est remplacé par la chanson « I Don’t Want To Miss A Thing ». La ballade rock a été rendue célèbre par le groupe « Aeorsmith » et est ici disponible dans un excellent arrangement pour ensemble à vent.

Le titre « Cinq fois plus vite » n’est pas de bon augure et exige de tous les musiciens un rapide tordage de langue. La chanson suivante « Englishman in New York » est directement rassurante et bien connue du chanteur Sting. Qui aime Leonard Cohen sera récompensé par la chanson « A Thousand Kisses Deep ». Le bugle et le tuba ont une séquence plus longue avant que les autres instruments ne remplacent discrètement le chœur féminin entendu dans l’original. La chanson laisse une grande place à l’improvisation. Très bien.

« Vaterfreuden » montre clairement l’écriture du compositeur Martin Scharnagl. Le dernier morceau du CD « Brass on the Dancefloor » fait à nouveau vibrer le groupe.